Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2020

ISSN 2561-7052

Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

A. Introduction

Le présent rapport trimestriel a été préparé par la direction, comme le prévoit l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il n’a pas fait l’objet d’un audit ou d’un examen externe. Ce rapport doit être lu parallèlement au Budget principal des dépenses.

Le Bureau du directeur des poursuites pénales (BDPP) a été créé le 12 décembre 2006, avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le directeur des poursuites pénales. Le BDPP est un service de poursuites indépendant qui a pour mandat d’intenter des poursuites pour des infractions relevant de la compétence du procureur général du Canada.

Le 1er octobre 2014, conformément aux modifications apportées à la Loi électorale du Canada, le Bureau du commissaire aux élections fédérales (BCEF) a été transféré d’Élections Canada au BDPP. Le commissaire aux élections fédérales et le directeur des poursuites pénales exerçaient leurs obligations légales indépendamment l’un de l’autre, tout en exerçant leurs activités au sein de la même organisation. Par la suite, le 1er avril 2019, un avis a été publié dans la Gazette du Canada, rendant officiel le retour du BCEF à Élections Canada, conformément à l’article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d’autres lois.

À la suite du transfert du BCEF, la responsabilité essentielle du BDPP est de fournir des services de poursuites de manière indépendante, impartiale et juste. Le mandat du BDPP comprend ce qui suit :

En outre, les Services internes comprennent les groupes d’activités et de ressources connexes que le gouvernement fédéral considère comme des services de soutien aux programmes ou nécessaires pour permettre à une organisation de s’acquitter de ses obligations générales. Les Services internes renvoient aux activités et aux ressources de dix catégories de services distinctes qui soutiennent l’exécution des programmes au sein de l’organisation, sans égard au modèle de prestation des Services internes du ministère. Les dix catégories de services sont : Services de gestion et de surveillance, Services de communication, Services juridiques, Services de gestion des ressources humaines, Services de gestion financière, Services de gestion de l’information, Services de technologie de l’information, Services de gestion des biens immobiliers, Services de gestion du matériel et Services de gestion des acquisitions.

B. Méthode de présentation

Le présent rapport a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations joint à ce rapport inclut les autorisations de dépenser du BDPP accordées par le Parlement et celles utilisées par le BDPP conformément au Budget principal des dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses. Le présent rapport financier trimestriel a été préparé à l’aide d’un référentiel de présentation de l’information financière conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard de l’utilisation des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les approbations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.

Lorsque le Parlement est dissous pour la tenue d’une élection générale, l’article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise le gouverneur général, sous certaines conditions, à ordonner l’établissement d’un mandat spécial autorisant le gouvernement à retirer des fonds du Trésor. Un mandat spécial est considéré comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel il est établi.

Le BDPP utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation et la présentation de ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les autorisations de dépenser, votées par le Parlement, sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

C. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

La structure financière du BDPP est principalement composée d’autorisations budgétaires votées, à savoir le Crédit 1, Dépenses de programme et d’autorisations relatives aux recettes nettes en vertu d’un crédit, ainsi que d’autorisations législatives se rapportant aux contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés.

Comme pour de nombreuses autres entités dans le monde, la pandémie mondiale de COVID-19 a eu une incidence sur les résultats du troisième trimestre du BDPP. L’incidence sur le reste de l’exercice est incertaine, les facteurs potentiels de risque accru étant examinés plus en détail dans les sections D et E du présent rapport.

1. Autorisations de dépenser

À la fin du troisième trimestre 2020-2021, le BDPP disposait d’un financement total net de 211,0 millions de dollars, comme le montrent le graphique 1 et l’annexe A. Ce montant correspond aux autorisations prévues dans le Budget principal et supplémentaire des dépenses de 2020-2021 et le solde reporté de la dernière année.

La diminution de 1,7 millions de dollars (1%) comparativement au total des autorisations nettes de dépenser à la même date lors de l’exercice 2019-2020 (212,7 millions de dollars) s’explique principalement par:

2. Revenus perçus au cours du trimestre terminé le 31 décembre 2020

Au cours du trimestre terminé le 31 décembre 2020, le BDPP a perçu 4,4 millions de dollars en revenus disponibles, contre 4,8 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent, comme le montre l’annexe B. La variation des revenus trimestriels est le résultat d’une demande de service plus faible en raison de l’incidence de la COVID-19 par rapport à l’exercice précédent.

3. Dépenses pour le trimestre terminé le 31 décembre 2020

Au cours du troisième trimestre de 2020-2021, les dépenses budgétaires brutes ont augmenté, passant de 46,7 millions de dollars en 2019-2020 à 51,0 millions de dollars en 2020-2021, comme le montre l’annexe B. Cette augmentation de 4,3 millions de dollars (soit 9%) des dépenses consiste en des écarts associés à ce qui suit :

4. Cumul annuel des autorisations et dépenses au 31 décembre 2020

Fin décembre 2020, le BDPP avait engagé des dépenses nettes de 129,0 millions de dollars (ou 61%) sur le total de ses autorisations de dépenses nettes de 211,0 millions de dollars, comme indiqué à l’annexe B. À la période correspondante de l’exercice précédent, le BDPP avait engagé des dépenses nettes de 130,4 millions de dollars (ou 61%) de ses autorisations de dépenses nettes totales de 212,7 millions de dollars.

Graphique 1 : Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 31 décembre 2020, et au 31 décembre 2019 (en milliers de dollars)

Graphique 1: Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 31 décembre 2020, et  au 31 décembre 2019 (en milliers de dollars)

** Le BCEF a été transféré de nouveau à Élections Canada à compter du 1er avril 2019, conformément à l’article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d’autres lois. Le reste des autorisations disponibles pour le BCEF et les dépenses ont été transférées à Élections Canada avant la fin de l’exercice 2019-2020.

description textuelle

Graphique: Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 31 décembre 2020 et au 31 décembre 2019 (en milliers de dollars)

Le graphique montre le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes et des dépenses budgétaires nettes du BDPP au 31 décembre 2020. Le graphique montre ensuite pour le BDPP, le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes totales et des dépenses budgétaires nettes totales suivi du cumul annuel des autorisations budgétaires et des dépenses budgétaires du BCEF au 31 décembre 2019. Il montre également les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses pour la même période.

Au 31 décembre 2020, les autorisations budgétaires nettes du BDPP ont totalisé 211 040 milliers de dollars et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé 129 012 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé respectivement 205 884 milliers de dollars et 129 796 milliers de dollars pour le BDPP. Les autorisations budgétaires du BCEF ont totalisé 6 803 milliers de dollars et les dépenses budgétaires ont totalisé 605 milliers de dollars.

Au 31 décembre 2020, les autorisations de crédit net ont totalisé 22 742 milliers de dollars et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé 9 273 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé respectivement 22 742 milliers de dollars et 12 138 milliers de dollars.

Au 31 décembre 2020, les autorisations budgétaires totales du BDPP composées des autorisations budgétaires nettes et des autorisations de crédit net étaient de 233 782 milliers de dollars, tandis que les dépenses budgétaires totales, composées des dépenses budgétaires nettes et des revenus affectés aux dépenses étaient de 138 285 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales étaient respectivement de 228 626 milliers de dollars et de 141 934 milliers de dollars pour le BDPP. Les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales du BCEF étaient respectivement de 6 803 milliers de dollars et de 605 milliers de dollars.

D. Risques et incertitudes

Les principaux risques organisationnels du BDPP sont relevés et évalués au moyen d’une mise à jour annuelle du Profil de risque ministériel. En plus du risque relevé comme ayant une incidence financière potentielle, le BDPP a également reconnu les facteurs potentiels d’augmentation du risque causé par la pandémie de COVID-19. Des stratégies ont été mises en place afin de les atténuer.

Le BDPP ne détermine pas le nombre ou les types d’affaires qui lui sont soumises pour des poursuites ni ne contrôle tous les leviers du système de justice pénale. Cette réalité, combinée à l’incertitude quant à l’incidence de la COVID-19 sur la capacité des organismes d’application de la loi ou d’enquête, contribue au risque que l’organisation connaisse une baisse de ses revenus, ce qui pourrait affecter les ressources nécessaires pour remplir ses obligations en matière de poursuites. Pour traiter de ce risque, le BDPP procède à des investissements clés dans sa plateforme numérique afin de s’assurer que sa pratique des poursuites continue de progresser vers un environnement dynamique et numérique, permettant à l’organisation de fournir des services et de remplir son mandat de la manière la plus efficace et la plus efficiente possible. Le BDPP continue de surveiller ses pratiques opérationnelles pour s’assurer que les ressources sont gérées de manière rentable au moyen de la planification des dossiers et des ressources. En outre, le BDPP a intégré une certaine souplesse dans ses processus de gestion budgétaire afin de permettre l’ajustement des ressources en cas de besoin.

Étant donné la nature du mandat principal du BDPP, les employés sont tenus de recevoir et de traiter un volume important de dossiers d’enquêteurs contenant des renseignements de nature délicate. Cela accroît le risque que ces renseignements de nature délicate soient divulgués par inadvertance ou perdus, ce qui pourrait entraîner une atteinte à la vie privée, une menace pour la sécurité et la sûreté des personnes et/ou une remise en question par le public de la capacité de l’organisation à protéger de manière adéquate les renseignements dont elle dispose. En outre, les employés et les agents (procureurs du secteur privé) pourraient être exposés à des incidents de menace et d’intimidation en raison de la nature de leur travail pour le BDPP. La sécurité des renseignements et du personnel sera renforcée par l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de sensibilisation à la sécurité à long terme visant à améliorer la posture de sécurité du ministère dans les domaines de la sécurité physique, de la sécurité des renseignements et de la sécurité du personnel.

L’état actuel des programmes nationaux du BDPP (Programme des mandataires et Programme national de recouvrement des amendes) pourrait avoir une incidence négative sur la capacité du BDPP à gérer les fonds. Pour atténuer ce risque, le BDPP renforcera la responsabilité financière des programmes et des politiques, procédures et délégations connexes. Le BDPP va également développer de nouvelles approches pour améliorer l’efficacité de ses processus et de ses opérations.

E. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Au cours du troisième trimestre, plus tard que pour les années précédentes, le BDPP a reçu la totalité des crédits pour le Budget principal des dépenses 2020-2021. La pandémie de COVID-19 a affecté l’approvisionnement du ministère pour les deux premiers trimestres étant donné que le Budget principal des dépenses n’avait pas encore été approuvé par le Parlement en raison des sessions limitées au printemps pour étudier les crédits. Le Règlement de la Chambre des communes a été modifié pour prolonger la période d’étude jusqu’à l’automne.

En outre, de nouveaux processus et nouvelles procédures ministériels sont en cours d’élaboration pour s’adapter à la nouvelle réalité du travail. Des contrôles nouveaux et révisés seront mis en place au cours de l’exercice 2020-2021 par suite de la mise en œuvre de la directive sur l’authentification et l’autorisation électroniques du BDPP et de l’incidence de la COVID-19.

Approbation des cadres supérieurs

Approuvé par :
________________________
Kathleen Roussel
Directrice des poursuites pénales et
sous-procureure générale du Canada
Ottawa, Canada
________________________
Date


_______________________
Mélanie Lamoureux, CPA, CMA
Dirigeante principale des finances

Annexe A

État des autorisations (non audité)
  Exercice 2020-2021 Exercice 2019-2020
(en milliers de dollars) Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2021* Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 31 décembre 2020 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2020 Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 31 décembre 2019 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
    BDPP BCEF** Total BDPP BCEF** Total BDPP BCEF** Total
Crédit 1 – Dépenses cumulatives de fonctionnement 191 789 41 855 114 574 186 323 2 026 188 349 37 414 (308) 37 106 115 423  605 116 028
Autorisations législatives budgétaires :
Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés
19 251 4 813 14 438 19 561  413 19 974 4 791  0 4 791 14 373  0 14 373
Dépenses électorales**
 0  0  0  0 4 364 4 364  0  0  0  0  0  0
Autorisations législatives budgétaires totales 19 251 4 813 14 438 19 561 4 777 24 338 4 791  0 4 791 14 373  0 14 373
Autorisations budgétaires totales 211 040 46 668 129 012 205 884 6 803 212 687 42 205 (308) 41 897 129 796  605 130 401
Autorisations non budgétaires  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0
Autorisations totales 211 040 46 668 129 012 205 884 6 803 212 687 42 205 (308) 41 897 129 796  605 130 401

* Inclut les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

** Le BCEF a été transféré de nouveau à Élections Canada à compter du 1er avril 2019, conformément à l’article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d’autres lois. Le reste des autorisations disponibles pour le BCEF et les dépenses ont été transférées à Élections Canada avant la fin de l’exercice 2019-2020.

Annexe B

Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non audité)
  Exercice 2020-2021 Exercice 2019-2020
(en milliers de dollars) Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2021* Dépensées au cours du trimestre terminé le 31 décembre 2020 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2020 Dépensées au cours du trimestre terminé le 31 décembre 2019 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
    BDPP BCEF** Total BDPP BCEF** Total BDPP BCEF** Total
Dépenses :
Personnel 156 871 35 991 106 165 149 703 4 214 153 917 32 907 (308) 32 599 98 735  605 99 340
Transports et communications 7 255  844 1 877 7 614  90 7 704 1 636  0 1 636 3 941  0 3 941
Information  584  57  138  905  15  920  109  0  109  276  0  276
Services professionnels, spéciaux et autres 56 440 10 530 23 174 56 745 2 328 59 073 10 230  0 10 230 33 758  0 33 758
Location 2 044  79  173 2 106  16 2 122  569  0  569 1 393  0 1 393
Réparation et entretien 4 103  25  43 1 841  0 1 841  78  0  78  153  0  153
Services publics, fournitures et approvisionnements 1 362  603 1 103 1 587  90 1 677  293  0  293 1 059  0 1 059
Acquisition de matériel et d’outillage 1 436  578 1 112  893  50  943  246  0  246 1 152  0 1 152
Autres subventions et paiements 3 687 2 335 4 500 7 232  0 7 232  921  0  921 1 467  0 1 467
Dépenses budgétaires brutes totales 233 782 51 042 138 285 228 626 6 803 235 429 46 989 (308) 46 681 141 934  605 142 539
Moins les revenus affectés aux dépenses :
Services juridiques (22 742) (4 374) (9 273) (22 742)  0 (22 742) (4 784)  0 (4 784) (12 138)  0 (12 138)
Dépenses budgétaires nettes totales 211 040 46 668 129 012 205 884 6 803 212 687 42 205 (308) 41 897 129 796  605 130 401

* Inclut les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

** Le BCEF a été transféré de nouveau à Élections Canada à compter du 1er avril 2019, conformément à l’article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d’autres lois. Le reste des autorisations disponibles pour le BCEF et les dépenses ont été transférées à Élections Canada avant la fin de l’exercice 2019-2020.

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