Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 juin 2020

Numéros de catalogue : J77-1F-PDF

ISSN 2561-7052

Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

A. Introduction

Le présent rapport trimestriel a été préparé par la direction, comme le prévoit l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il n’a pas fait l’objet d’un audit ou d’un examen externe. Ce rapport doit être lu parallèlement au Budget principal des dépenses.

Le Bureau du directeur des poursuites pénales (BDPP) a été créé le 12 décembre 2006, avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le directeur des poursuites pénales. Le BDPP est un service de poursuites indépendant qui a pour mandat d’intenter des poursuites pour des infractions relevant de la compétence du procureur général du Canada.

Le 1er octobre 2014, conformément aux modifications apportées à la Loi électorale du Canada, le Bureau du commissaire aux élections fédérales (BCEF) a été transféré d’Élections Canada au BDPP. Le commissaire aux élections fédérales et le directeur des poursuites pénales exerçaient leurs obligations légales indépendamment l’un de l’autre, tout en exerçant leurs activités au sein de la même organisation. Par la suite, le 1er avril 2019, un avis a été publié dans la Gazette du Canada, rendant officiel le retour du BCEF à Élections Canada, conformément à l’article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d’autres lois.

À la suite du transfert du BCEF, la responsabilité du BDPP est de fournir des services de poursuites de manière indépendante, impartiale et juste. Le mandat du BDPP comprend ce qui suit :

En outre, les Services internes comprennent les groupes d’activités et de ressources connexes que le gouvernement fédéral considère comme des services de soutien aux programmes ou nécessaires pour permettre à une organisation de s’acquitter de ses obligations générales. Les Services internes renvoient aux activités et aux ressources de dix catégories de services distinctes qui soutiennent l’exécution des programmes au sein de l’organisation, sans égard au modèle de prestation des services internes du ministère. Les dix catégories de services sont : Services de gestion et de surveillance, Services de communication, Services juridiques, Services de gestion des ressources humaines, Services de gestion financière, Services de gestion de l’information, Services de technologie de l’information, Services de gestion des biens immobiliers, Services de gestion du matériel et Services de gestion des acquisitions.

B. Méthode de présentation

Le présent rapport a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations joint à ce rapport inclut les autorisations de dépenser du BDPP accordées par le Parlement et celles utilisées par le BDPP conformément au Budget principal des dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses. Le présent rapport financier trimestriel a été préparé à l’aide d’un référentiel de présentation de l’information financière conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard de l’utilisation des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les approbations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.

Lorsque le Parlement est dissous pour la tenue d’une élection générale, l’article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise le gouverneur général, sous certaines conditions, à ordonner l’établissement d’un mandat spécial autorisant le gouvernement à retirer des fonds du Trésor. Un mandat spécial est considéré comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel il est établi.

Le BDPP utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation et la présentation de ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les autorisations de dépenser, votées par le Parlement, sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

C. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

La structure financière du BDPP est principalement composée d’autorisations budgétaires votées, à savoir le Crédit 1, Dépenses de programme et d’autorisations relatives aux recettes nettes en vertu d’un crédit, ainsi que d’autorisations législatives se rapportant aux contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés.

Comme pour de nombreuses autres entités dans le monde, la pandémie mondiale de COVID-19 a eu une incidence sur les résultats du premier trimestre du BDPP. L’incidence sur le reste de l’exercice est incertaine, les facteurs potentiels de risque accru étant examinés plus en détail dans les sections D et E du présent rapport.

1. Autorisations de dépenser

À la fin du premier trimestre 2020-2021, le BDPP disposait d’un financement total net de 155,3 millions de dollars, contre 204,3 millions de dollars en 2019-2020, comme le montrent le graphique 1 et l’annexe A. La diminution de 49 millions de dollars (24 %) des autorisations disponibles est principalement imputable à la réduction de l’offre du Budget principal des dépenses. En raison de la pandémie de COVID-19 et des sessions limitées au printemps pour que le Parlement puisse étudier les crédits, le Règlement de la Chambre des communes a été modifié pour prolonger la période d’étude jusqu’à l’automne. Le BDPP devrait recevoir la totalité des crédits pour le Budget principal des dépenses 2020-2021 en décembre 2020.

Bien que la majeure partie de la baisse de 49 millions de dollars s’explique par une offre plus faible que celle de l’exercice précédent, l’écart est dû à une combinaison des éléments suivants :

2. Revenus perçus au cours du trimestre terminé le 30 juin 2020

Au cours du trimestre terminé le 30 juin 2020, le BDPP a perçu 1,7 million de dollars en revenus disponibles, contre 3 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent, comme le montre l’annexe B. La variation des revenus trimestriels est le résultat d’une demande de service plus faible en raison de l’incidence de la COVID-19 par rapport à l’exercice précédent.

3. Dépenses pour le trimestre terminé le 30 juin 2020

Au cours du premier trimestre de 2020-2021, les dépenses budgétaires brutes ont diminué, passant de 48,1 millions de dollars en 2019-2020 à 46,2 millions de dollars en 2020-2021, comme le montre l’annexe B. Cette diminution de 1,9 million de dollars (soit 4 %) des dépenses consiste en des écarts associés à ce qui suit :

4. Autorisations et dépenses cumulées au 30 juin 2020

Fin juin 2020, le BDPP avait engagé des dépenses nettes de 44,5 millions de dollars (ou 29 %) sur le total de ses autorisations de dépenses nettes de 155,3 millions de dollars, comme indiqué à l’annexe B. À la période correspondante de l’exercice précédent, le BDPP avait engagé des dépenses nettes de 45,1 millions de dollars (ou 22 %) de ses autorisations de dépenses nettes totales de 204,3 millions de dollars.

Graphique 1 : Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 30 juin 2020, et au 30 juin 2019 (en milliers de dollars)

Graphique 1 : Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 30 juin 2020, et au 30 juin 2019 (en milliers de dollars)

** Le BCEF a été retransféré à Élections Canada à compter du 1er avril 2019, conformément à l'article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d'autres lois. Le reste des autorisations disponibles pour le BCEF et les dépenses ont été transférées à Élections Canada avant la fin de l'exercice 2019-2020.

description textuelle

Graphique 1: Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 31 décembre 2020 et au 31 décembre 2019 (en milliers de dollars)

Le graphique montre le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes et des dépenses budgétaires nettes du BDPP au 30 juin 2020. Le graphique montre ensuite pour le BDPP, le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes totales et des dépenses budgétaires nettes totales suivi du cumul annuel des autorisations budgétaires et des dépenses budgétaires du BCEF au 30 juin 2019. Il montre également les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses pour la même période.

Au 30 juin 2020, les autorisations budgétaires nettes du BDPP (excluant le BCEF) ont totalisé 155 337 milliers de dollars et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé 44 509 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé respectivement 197 495 milliers de dollars et 44 500 milliers de dollars pour le BDPP. Les autorisations budgétaires du BCEF ont totalisé 6 803 milliers de dollars et les dépenses budgétaires ont totalisé 621 milliers de dollars.

Au 30 juin 2020, les autorisations de crédit net ont totalisé 17 056 milliers de dollars et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé 1 683 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé respectivement 22 742 milliers de dollars et 3 026 milliers de dollars.

Au 30 juin 2020, les autorisations budgétaires totales du BDPP composées des autorisations budgétaires nettes et des autorisations de crédit net étaient de 172 393 milliers de dollars, tandis que les dépenses budgétaires totales, composées des dépenses budgétaires nettes et des revenus affectés aux dépenses étaient de 46 192 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales étaient respectivement de 220 237 milliers de dollars et de 47 526 milliers de dollars pour le BDPP. Les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales du BCEF étaient respectivement de 6 803 milliers de dollars et de 621 milliers de dollars.

D. Risques et incertitudes

Les principaux risques organisationnels du BDPP sont relevés et évalués au moyen d’une mise à jour annuelle du Profil de risque ministériel. En plus du risque relevé comme ayant une incidence financière potentielle, le BDPP a également reconnu les facteurs potentiels d’augmentation du risque causé par la pandémie de COVID-19. Des stratégies ont été mises en place afin de les atténuer.

Le BDPP ne détermine pas le nombre ou les types d’affaires qui lui sont soumises pour des poursuites ni ne contrôle tous les leviers du système de justice pénale. Cette réalité, combinée à l’incertitude quant à l’incidence de la COVID-19 sur la capacité des organismes d’application de la loi ou d’enquête, contribue au risque que l’organisation connaisse une baisse de ses revenus, ce qui pourrait affecter les ressources nécessaires pour remplir ses obligations en matière de poursuites. Pour traiter de ce risque, le BDPP procède à des investissements clés dans sa plateforme numérique afin de s’assurer que sa pratique des poursuites continue de progresser vers un environnement dynamique et numérique, permettant à l’organisation de fournir des services et de remplir son mandat de la manière la plus efficace et la plus efficiente possible. Le BDPP continue de surveiller ses pratiques opérationnelles pour s’assurer que les ressources sont gérées de manière rentable au moyen de la planification des dossiers et des ressources. En outre, le BDPP a intégré une certaine souplesse dans ses processus de gestion budgétaire afin de permettre l’ajustement des ressources en cas de besoin.

Étant donné la nature du mandat principal du BDPP, les employés sont tenus de recevoir et de traiter un volume important de dossiers d’enquêteurs contenant des renseignements de nature délicate. Cela accroît le risque que ces renseignements de nature délicate soient divulgués par inadvertance ou perdus, ce qui pourrait entraîner une atteinte à la vie privée, une menace pour la sécurité et la sûreté des personnes et/ou une remise en question par le public de la capacité de l’organisation à protéger de manière adéquate les renseignements dont elle dispose. En outre, les employés et les agents (procureurs du secteur privé) pourraient être exposés à des incidents de menace et d’intimidation en raison de la nature de leur travail pour le BDPP. La sécurité des renseignements et du personnel sera renforcée par l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de sensibilisation à la sécurité à long terme visant à améliorer la posture de sécurité du ministère dans les domaines de la sécurité physique, de la sécurité des renseignements et de la sécurité du personnel.

L’état actuel des programmes nationaux du BDPP (Programme des mandataires et Programme national de recouvrement des amendes) pourrait avoir une incidence négative sur la capacité du BDPP à gérer les fonds. Pour atténuer ce risque, le BDPP renforcera la responsabilité financière des programmes et des politiques, procédures et délégations connexes. Le BDPP va également développer de nouvelles approches pour améliorer l’efficacité de ses processus et de ses opérations.

E. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

La pandémie de COVID-19 a affecté l’approvisionnement du ministère pour le premier trimestre étant donné que le Budget principal des dépenses n’a pas encore été approuvé par le Parlement en raison des sessions limitées au printemps pour étudier l’approvisionnement. Le Règlement de la Chambre des communes a été modifié pour prolonger la période d’étude jusqu’à l’automne, et le BDPP devrait recevoir la totalité des crédits pour le Budget principal des dépenses 2020-2021 en décembre 2020.

En outre, de nouveaux processus et nouvelles procédures ministériels sont en cours d’élaboration pour s’adapter à la nouvelle réalité du travail. Des contrôles nouveaux et révisés seront mis en place au cours de l’exercice 2020-2021 par suite de la mise en œuvre de la directive sur l’authentification et l’autorisation électroniques du BDPP et de l’incidence de la COVID-19.

 

Approbation des cadres supérieurs

Approuvé par :


________________________
Kathleen Roussel
Directrice des poursuites pénales et
sous-procureure générale du Canada


Ottawa, Canada


________________________
Date




_______________________
Mélanie Lamoureux, CPA, CMA
Dirigeante principale des finances

Annexe A

État des autorisations (non audité)
   Exercice 2020-2021   Exercice 2019-2020
(en milliers de dollars) Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2021* Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 30 juin 2020 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre   Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2020 Crédits utilisés pour le trimestre terminé le
30 juin 2019
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre  
         BDPP BCEF ** Total   BDPP BCEF **  
Crédit 1 – Dépenses cumulatives de fonctionnement 136 086  39 696 39 696   177 934 2 026 179 960 42 903  621 43 524
Autorisations législatives budgétaires :           
Contributions aux régimes d’avantages 
sociaux des employés
19 251  4 813 4 813   19 561  413 19 974 1 597  0 1 597
Dépenses électorales**  0   0  0    0 4 364 4 364  0  0  0
Autorisations législatives budgétaires totales 19 251  4 813 4 813   19 561 4 777 24 338 1 597  0 1 597
Autorisations budgétaires totales 155 337  44 509 44 509   197 495 6 803 204 298 44 500  621 45 121
Autorisations non budgétaires  0   0  0    0  0  0  0  0  0
Autorisations totales 155 337  44 509 44 509   197 495 6 803 204 298 44 500  621 45 121

* N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre. Au 30 juin 2020, le BDPP avait reçu une offre réduite du Budget principal des dépenses par rapport à l’exercice précédent en raison de la pandémie de COVID-19.

** Le BCEF a été retransféré à Élections Canada à compter du 1er avril 2019, conformément à l’article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d’autres lois. Le reste des autorisations disponibles pour le BCEF et les dépenses ont été transférées à Élections Canada avant la fin de l’exercice 2019-2020.


Annexe B

Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non audité)
  Exercice 2020-2021   Exercice 2019-2020
(en milliers de dollars) Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2021* Dépensées au cours du trimestre terminé le 30 juin 2020 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre                Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le
31 mars 2020
Dépensées au cours du trimestre terminé le 30 juin 2019 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses :      BDPP BCEF ** Total BDPP BCEF ** Total
Personnel 116 809 35 734 35 734   142 117 4 214 146 331 30 694  621 31 315
Transports et communications 5 400  322  322   7 534  90 7 624 1 006  0 1 006
Information  434  9  9    896  15  911  55  0  55
Services professionnels, spéciaux et autres 41 057 9 427 9 427   56 132 2 328 58 460 11 743  0 11 743
Location 1 521  14  14   2 084  16 2 100  374  0  374
Réparation et entretien 2 345  4  4   1 822  0 1 822  18  0  18
Services publics, fournitures et approvisionnements 1 014  108  108   1 570  90 1 660  331  0  331
Acquisition de matériel et d’outillage 1 069  38  38    882  50  932  112  0  112
Autres subventions et paiements 2 744  536  536   7 200  0 7 200 3 193  0 3 193
Dépenses budgétaires brutes totales 172 393 46 192 46 192   220 237 6 803 227 040 47 526  621 48 147
Moins les revenus affectés aux dépenses :          
Services juridiques (17 056) (1 683) (1 683)   (22 742)  0 (22 742) (3 026)  0 (3 026)
Dépenses budgétaires nettes totales  155 337 44 509 44 509   197 495 6 803 204 298 44 500  621 45 121

* N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre. Au 30 juin 2020, le BDPP avait reçu une offre réduite du Budget principal des dépenses par rapport à l’exercice précédent en raison de la pandémie de COVID-19.

** Le BCEF a été retransféré à Élections Canada à compter du 1er avril 2019, conformément à l’article 401 de la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et d’autres lois. Le reste des autorisations disponibles pour le BCEF et les dépenses ont été transférées à Élections Canada avant la fin de l’exercice 2019-2020.


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