Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2018

ISSN 2561-7052

Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

A. Introduction

Le présent rapport trimestriel a été rédigé par la direction, comme le prévoit l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il n’a pas fait l’objet d’une vérification externe ni d’un examen, et on doit le lire en parallèle avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses.

Le Bureau du directeur des poursuites pénales (BDPP) a été créé le 12 décembre 2006 avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le directeur des poursuites pénales. Le BDPP est un service indépendant de poursuites ayant pour mandat d’intenter des poursuites pour des infractions qui relèvent de la compétence du procureur général du Canada.

Le 1er octobre 2014, conformément à des modifications à la Loi électorale du Canada, le Bureau du commissaire aux élections fédérales (BCEF) a été transféré d’Élections Canada au BDPP. Le commissaire aux élections fédérales et le directeur des poursuites pénales exercent leurs obligations légales en toute indépendance l’un de l’autre, tout en travaillant dans la même organisation.

Le BDPP a deux responsabilités essentielles. La première consiste à fournir des services de poursuite d’une manière indépendante, impartiale et juste. Selon son mandat, le BDPP :

La deuxième responsabilité essentielle vise le travail du BCEF. Elle prévoit que des activités veillant à l’observation et le contrôle d’application aux termes de la Loi électorale du Canada et de la Loi référendaire sont menées par le Bureau du commissaire aux élections fédérales de manière juste, impartiale et indépendante. Les activités liées à ce mandat comprennent :

Les services internes sont des groupes d’activités et de ressources qui sont gérés de façon à répondre aux besoins des programmes et des autres obligations générales d’une organisation.

B. Méthode de présentation du rapport

La direction a produit le présent rapport trimestriel en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui accompagne ce rapport inclut les autorisations de dépenser du BDPP accordées par le Parlement et utilisées par le BDPP, de manière cohérente avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses. Ce rapport trimestriel repose sur un référentiel à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les approbations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois sous forme de pouvoirs législatifs de dépenser à des fins déterminées.

Quand le Parlement est dissous pour la tenue d'une élection générale, l'article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise le gouverneur général, sous certaines conditions, à lancer un mandat spécial autorisant le gouvernement à retirer des fonds du Trésor. Un mandat spécial est considéré comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel il a été établi.

Le BDPP utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation de ses états financiers annuels, qui font partie du processus de rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les pouvoirs de dépenser votés par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

C. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

1. Autorisations de dépenser

À la fin du troisième trimestre de 2018-2019, le BDPP disposait d’un financement total net de 195,6 millions de dollars, comme le montrent le diagramme 1 et l’annexe A. Ce montant correspond au budget principal ainsi qu’au budget supplémentaire A des dépenses pour 2018-2019, au solde reporté des dernières années, à du financement associé au renouvellement des conventions collectives, à une affectation pour suppléer aux besoins en matière de rémunération tels que les prestations parentales ainsi qu’à une augmentation du financement pour maintenir l’intégrité des élections du Canada. L’augmentation de 3,9 millions de dollars (ou 2%) comparativement au total des autorisations nettes de dépenser à la même date lors de l’exercice 2017-2018 (191,7 millions de dollars) s’explique principalement par une hausse des autorisations en dépenses salariales (augmentations des salaires en vertu de conventions collectives et nouveau financement pour le maintien de l’intégrité des élections du Canada); par une hausse des dépenses en réparation et entretien pour les projets immobiliers; compensées par la diminution du financement pour les services professionnels (recouvrement des amendes fédérales en souffrance).

2. Dépenses pour le trimestre terminé le 31 décembre 2018

Au cours du troisième trimestre de 2018-2019, le BDPP a dépensé 38,6 millions de dollars comparativement à 44,3 millions de dollars à la même période en 2017-2018, comme le montre l’annexe B. La diminution de 5,7 millions de dollars (ou 13%) est principalement attribuable à une hausse des revenus affectés aux dépenses de 6,3 million de dollars comparativement à l'année dernière, en raison du moment de la facturation à la suite d’un délai pour l’obtention de l’approbation de la mise à jour des taux des services juridiques. L’augmentation des revenus est compensée par une légère hausse des dépenses de 0,6 millions de dollars. La variation de la répartition des dépenses s’explique principalement par le moment où les factures liées aux règlements interministériels sont traitées. Ces dépenses seront réparties entre les différentes catégories d’ici la fin de l’exercice.

3. Cumul annuel des autorisations et dépenses au 31 décembre 2018

À la fin de décembre 2018, le BDPP avait eu des dépenses nettes de 143,6 millions de dollars (ou 73%) de ses autorisations totales nettes de dépenser de 195,6 millions de dollars, comme le montre l’annexe B. À la même date l’année précédente, le BDPP avait eu des dépenses nettes de 135,0 millions de dollars (ou 70%) de ses autorisations totales nettes de dépenser de 191,7 millions de dollars. L’augmentation de 8,6 millions de dollars s’explique essentiellement par une augmentation de 7,9 millions de dollars en dépenses salariales principalement attribuables aux augmentations des salaires en vertu de conventions collectives.

Diagramme 1: Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 31 décembre 2018 et au 31 décembre 2017 (en milliers de dollars)

Graphique 1: Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 31 décembre 2018 et au 31 décembre 2017 (en milliers de dollars)

description textuelle

Le diagramme montre le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes du BDPP et des dépenses budgétaires nettes au 31 décembre pour les exercices 2018-2019 et 2017-2018. Il montre également les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses pour la même période.

Au 31 décembre 2018, les autorisations budgétaires nettes ont totalisé 195 640 milliers de dollars et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé 143 614 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé respectivement 191 653 milliers de dollars et 135 020 milliers de dollars.

Au 31 décembre 2018, les autorisations de crédit net ont totalisé 22 742 milliers de dollars et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé 10 040 milliers de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé respectivement 22 742 milliers de dollars et 8 876 milliers de dollars.

Au 31 décembre 2018, les autorisations budgétaires totales, composées des autorisations budgétaires nettes et des autorisations de crédit net étaient de 218 382 milliers de dollars, tandis que les dépenses budgétaires totales, composées des dépenses budgétaires nettes et des revenues affectés aux dépenses étaient de 153 654 milliers de dollars. À la même période de l'exercice financier précédent, les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales étaient respectivement de 214 395 milliers de dollars et de 143 896 milliers de dollars.

D. Risques et incertitudes

Les principaux risques organisationnels du BDPP sont établis et évalués dans le cadre de la mise à jour annuelle du Profil de risque organisationnel. Cette année, un certain nombre de ces risques pourraient avoir des répercussions financières s’ils se concrétisaient. Des stratégies ont été mises en place pour les atténuer.

Le BDPP ne détermine pas le nombre ni le type de dossiers qui lui sont renvoyés aux fins de poursuite; il ne contrôle pas non plus tous les leviers du système de justice pénale. Cette réalité a contribué au risque que les fonds de l’organisation soient insuffisants pour respecter ses obligations en ce qui a trait aux poursuites. Afin d’atténuer ce risque, le BDPP a continué de surveiller ses pratiques opérationnelles et de collaborer avec les organismes d’enquête pour assurer la gestion efficace et rentable des ressources grâce à des mesures de répartition du travail et de planification des ressources. Après la fin de l’exercice 2017-2018, le BDPP a renforcé cette stratégie en mettant en œuvre des mesures et des contrôles financiers supplémentaires, notamment en augmentant la fréquence des activités de surveillance et en entamant de nouvelles discussions avec les organismes centraux en vue d’explorer la possibilité d’accroître les fonds disponibles conformément au mandat du BDPP. Ces discussions ont permis au BDPP d’obtenir un financement de l’intégrité du programme à court terme pour 2018-2019 et 2019-2020. Le BDPP continue de chercher des moyens d’obtenir d’autres fonds permanents pour faire face aux défis financiers récurrents.

Les pressions financières exercées par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) découlant des réinstallations ou des rénovations obligatoires, ainsi que de la mise en œuvre de l’initiative Milieu de travail 2.0, ont une incidence importante sur le budget du BDPP. Le BDPP a élaboré un Plan immobilier stratégique allant de 2017 à 2021, qu’il revoit continuellement pour veiller à ce que les fonds soient attribués en fonction de l’urgence des projets.

E. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Aucun changement important n’a été signalé durant le troisième trimestre de l’exercice 2018-2019.

 

Approbation des cadres supérieurs

Approuvé par :



________________________
Kathleen Roussel
Directrice des poursuites pénales et
sous-procureure générale du Canada


Ottawa, Canada


________________________
Date



_______________________
Mélanie Lamoureux, CPA, CMA
Dirigeante principale des finances

Annexe A

État des autorisations (non audité)
  Exercice 2018-2019   Exercice 2017-2018
(en milliers de dollars) Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le
31 mars 2019Note de tableau *
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 31 décembre 2018 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre    Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le
31 mars 2018
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le
31 décembre 2017
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre 
Crédit 1 – Dépenses cumulatives de fonctionnement 176 235 34 888 129 751   171 883 38 848 119 222
Autorisations législatives budgétaires :
Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés
18 042 2 988 11 952   18 216 4 554 13 662
Dépenses électorales
1 363 765 1 910   1 554 916 2 136
Autorisations législatives budgétaires totales 19 405 3 753 13 862   19 770 5 470 15 798
Autorisations budgétaires totales 195 640 38 641 143 613   191 653 44 318 135 020
Autorisations non budgétaires 0 0 0   0 0 0
Autorisations totales 195 640 38 641 143 613   191 653 44 318 135 020

Notes de tableau

Note de tableau *

N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

Retour à la référence de la note de tableau *

Annexe B

Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non audité)

  Exercice 2018-2019   Exercice 2017-2018
(en milliers de dollars) Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le
31 mars 2019
Dépensées au cours du trimestre terminé le
31 décembre 2018
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre    Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le
31 mars 2018
Dépensées au cours du trimestre terminé le
31 décembre 2017
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre 
Dépenses :
Personnel 145 140 29 249 102 674   136 204 30 534 94 728
Transports et communications 7 174 1 357 3 722   7 864 1 472 4 026
Information 597 84 265   576 153 377
Services professionnels, spéciaux et autres 53 078 14 545 38 327   60 147 15 236 41 347
Location 1 748 532 1 417   2 395 636 1 425
Réparation et entretien 5 754 43 691   1 898 310 395
Services publics, fournitures et approvisionnements 1 432 313 949   1 568 368 931
Acquisition de matériel et d’outillage 558 130 612   712 233 530
Autres subventions et paiements 2 901 2 428 4 997   3 031 (843) 137
Dépenses budgétaires brutes totales 218 382 48 681 153 654   214 395 48 099 143 896
Moins les revenus affectés aux dépenses :
Services juridiques (22 742) (10 040) (10 040)   (22 742) (3 781) (8 876)
Dépenses budgétaires nettes totales 195 640 38 641 143 614   191 653 44 318 135 020
Date de modification :