Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 septembre 2018

ISSN 2561-7052

Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

A. Introduction

Le présent rapport trimestriel a été rédigé par la direction, comme le prévoit l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il n’a pas fait l’objet d’une vérification externe ni d’un examen, et on doit le lire en parallèle avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses.

Le Bureau du directeur des poursuites pénales (BDPP) a été créé le 12 décembre 2006 avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le directeur des poursuites pénales. Le BDPP est un service indépendant de poursuites ayant pour mandat d’intenter des poursuites pour des infractions qui relèvent de la compétence du procureur général du Canada.

Le 1er octobre 2014, conformément à des modifications à la Loi électorale du Canada, le Bureau du commissaire aux élections fédérales (BCEF) a été transféré d’Élections Canada au BDPP. Le commissaire aux élections fédérales et le directeur des poursuites pénales exercent leurs obligations légales en toute indépendance l’un de l’autre, tout en travaillant dans la même organisation.

Le BDPP a deux responsabilités essentielles. La première consiste à poursuivre les infractions criminelles et les infractions réglementaires prévues par des lois fédérales d’une manière indépendante, impartiale et juste. Selon son mandat, le BDPP :

La deuxième responsabilité essentielle vise le travail du BCEF. Elle prévoit que des activités veillant à l’observation et le contrôle d’application aux termes de la Loi électorale du Canada et de la Loi référendaire sont menées par le Bureau du commissaire aux élections fédérales de manière juste, impartiale et indépendante. Les activités liées à ce mandat comprennent :

Les services internes sont des groupes d’activités et de ressources qui sont gérés de façon à répondre aux besoins des programmes et des autres obligations générales d’une organisation.

B. Méthode de présentation du rapport

La direction a produit le présent rapport trimestriel en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui accompagne ce rapport inclut les autorisations de dépenser du BDPP accordées par le Parlement et utilisées par le BDPP, de manière cohérente avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses. Ce rapport trimestriel repose sur un référentiel à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les approbations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois sous forme de pouvoirs législatifs de dépenser à des fins déterminées.

Quand le Parlement est dissous pour la tenue d’une élection générale, l’article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise le gouverneur général, sous certaines conditions, à lancer un mandat spécial autorisant le gouvernement à retirer des fonds du Trésor. Un mandat spécial est considéré comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel il a été établi.

Le BDPP utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation de ses états financiers annuels, qui font partie du processus de rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les pouvoirs de dépenser votés par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

C. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

1. Autorisations de dépenser

À la fin du deuxième trimestre de 2018-2019, le BDPP disposait d’un financement total disponible de 186,7 millions de dollars, comme le montrent le diagramme 1 et l’annexe A. Ce montant correspond au budget des dépenses pour 2018-2019 et le solde reporté des dernières années. La diminution de 3.5 millions de dollars (ou 2 %) comparativement au total des autorisations de dépenser à la même date lors de l’exercice 2017-2018 (190,2 millions de dollars) s’explique principalement par la diminution du financement pour les services professionnels (recouvrement des amendes fédérales en souffrance) compensée par une hausse des dépenses salariales (conventions collectives), et une hausse des dépenses en réparation et entretien pour les projets immobiliers.

2. Dépenses pour le trimestre terminé le 30 septembre 2018

Au cours du deuxième trimestre de 2018-2019, le BDPP a dépensé 57 millions de dollars comparativement à 48 millions de dollars à la même période en 2017-2018, comme le montre l’annexe B. La hausse de 9 millions de dollars (ou 19%) est principalement attribuable à une hausse des dépenses salariales ainsi que des dépenses liées aux autres subventions et paiements (plus précisément, à cause du moment où les paiements ont été traités en lien avec l’entente de service avec Justice et autres règlements interministériels). La hausse est jumelée à une collecte plus lente des revenus comparativement à l'année dernière en raison du moment de la facturation ainsi qu’à une diminution des dépenses liées aux services professionnels, en raison du moment où les paiements ont été traités.

3. Cumul annuel des autorisations et dépenses au 30 septembre 2018

À la fin de septembre 2018, le BDPP avait dépensé 105 millions de dollars (ou 56%) de ses autorisations totales de 186,7 millions de dollars, comme le montre l’annexe B. À la même date l’année précédente, le BDPP avait dépensé 48% de ses autorisations totales.

Diagramme 1 : Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 30 septembre 2018 et au 30 septembre 2017 (en milliers de dollars)

Diagramme 1 : Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 30 septembre 2018 et au 30 septembre 2017 (en milliers de dollars)

description textuelle

Le diagramme montre le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes du BDPP et des dépenses budgétaires nettes au 30 septembre pour les exercices 2018-2019 et 2017-2018. Il montre également les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses pour la même période.

Au 30 septembre 2018, les autorisations budgétaires nettes ont totalisé 186,7 millions de dollars et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé 105 millions de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé respectivement 190,2 millions de dollars et 90,7 millions de dollars.

Au 30 septembre 2018, les autorisations de crédit net ont totalisé 22,7 millions de dollars et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé 0 dollar. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé respectivement 22,7 millions de dollars et 5,1 millions de dollars.

Au 30 septembre 2018, les autorisations budgétaires totales, composées des autorisations budgétaires nettes et des autorisations de crédit net étaient de 209,5 millions de dollars, tandis que les dépenses budgétaires totales, composées des dépenses budgétaires nettes et des revenues affectés aux dépenses étaient de 105 millions de dollars. À la même période de l'exercice financier précédent, les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales étaient respectivement de 212,9 millions de dollars et de 95,8 millions de dollars.

D. Risques et incertitudes

Les principaux risques organisationnels du BDPP sont établis et évalués dans le cadre de la mise à jour annuelle du Profil de risque organisationnel. Cette année, un certain nombre de ces risques pourraient avoir des répercussions financières s’ils se concrétisaient. Des stratégies ont été mises en place pour les atténuer.

Le BDPP ne détermine pas le nombre ni le type de dossiers qui lui sont renvoyés aux fins de poursuite; il ne contrôle pas non plus tous les leviers du système de justice pénale. Cette réalité a contribué au risque que les fonds de l’organisation soient insuffisants pour respecter ses obligations en ce qui a trait aux poursuites. Afin d’atténuer ce risque, le BDPP a continué de surveiller ses pratiques opérationnelles et de collaborer avec les organismes d’enquête pour assurer la gestion efficace et rentable des ressources grâce à des mesures de répartition du travail et de planification des ressources. Après la fin de l’exercice 2017-2018, le BDPP a renforcé cette stratégie en mettant en œuvre des mesures et des contrôles financiers supplémentaires, notamment en augmentant la fréquence des activités de surveillance et en entamant de nouvelles discussions avec les organismes centraux en vue d’explorer la possibilité d’accroître les fonds disponibles conformément au mandat du BDPP.

Les pressions financières exercées par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) découlant des réinstallations ou des rénovations obligatoires, ainsi que de la mise en œuvre de l’initiative Milieu de travail 2.0, ont une incidence importante sur le budget du BDPP. Le BDPP a élaboré un Plan immobilier stratégique allant de 2017 à 2021, qu’il revoit continuellement pour veiller à ce que les fonds soient attribués en fonction de l’urgence des projets.

E. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Aucun changement important n’a été signalé durant le deuxième trimestre de l’exercice 2018-2019.

 

Approbation des cadres supérieurs

Approuvé par :



________________________
Kathleen Roussel
Directrice des poursuites pénales et
sous-procureure générale du Canada


Ottawa, Canada


________________________
Date



_______________________
Mélanie Lamoureux, CPA, CMA
Dirigeante principale des finances

Annexe A

État des autorisations (non audité)
  Exercice 2018-2019   Exercice 2017-2018
(en milliers de dollars) Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le
31 mars 2019Note de tableau *
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le
30 septembre 2018
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre    Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le
31 mars 2018
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le
30 septembre 2017
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre 
Crédit 1 – Dépenses cumulatives de fonctionnement 167 437 51 925 94 863   170 418 42 570 80 374
Autorisations législatives budgétaires :
Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés
17 928 4 482 8 964   18 216 4 554 9 108
Dépenses électorales
1 363 642 1 145   1 554 840 1 220
Autorisations législatives budgétaires totales 19 291 5 124 10 109   19 770 5 394 10 328
Autorisations budgétaires totales 186 728 57 049 104 972   190 188 47 964 90 702
Autorisations non budgétaires 0 0 0   0 0 0
Autorisations totales 186 728 57 049 104 972   190 188 47 964 90 702

Notes de tableau

Note de tableau *

N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

Retour à la référence de la note de tableau *

Annexe B

Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non audité)

  Exercice 2018-2019   Exercice 2017-2018
(en milliers de dollars) Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le
31 mars 2019
Dépensées au cours du trimestre terminé le
30 septembre 2018
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre    Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le
31 mars 2018
Dépensées au cours du trimestre terminé le
30 septembre 2017
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre 
Dépenses :
Personnel 136 311 41 618 73 425   134 739 34 811 64 194
Transports et communications 7 174 1 272 2 365   7 864 1 528 2 553
Information 597 96 181   576 131 225
Services professionnels, spéciaux et autres 53 104 10 146 23 782   60 147 13 750 26 110
Location 1 748 711 885   2 395 491 789
Réparation et entretien 5 754 469 648   1 898 36 86
Services publics, fournitures et approvisionnements 1 432 341 636   1 568 267 563
Acquisition de matériel et d’outillage 558 369 481   712 234 297
Autres subventions et paiements 2 792 2 027 2 569   3 031 128 980
Dépenses budgétaires brutes totales 209 470 57 049 104 972   212 930 51 376 95 797
Moins les revenus affectés aux dépenses :
Services juridiques (22 742) 0 0   (22 742) (3 412) (5 095)
Dépenses budgétaires nettes totales 186 728 57 049 104 972   190 188 47 964 90 702
Date de modification :