Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 juin 2018
ISSN 2561-7052
Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes
A. Introduction
Le présent rapport trimestriel a été rédigé par la direction, comme le prévoit l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il n’a pas fait l’objet d’une vérification externe ni d’un examen, et on doit le lire en parallèle avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses.
Le Bureau du directeur des poursuites pénales (BDPP) a été créé le 12 décembre 2006 avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le directeur des poursuites pénales. Le BDPP est un service indépendant de poursuites ayant pour mandat d’intenter des poursuites pour des infractions qui relèvent de la compétence du procureur général du Canada.
Le 1er octobre 2014, conformément à des modifications à la Loi électorale du Canada, le Bureau du commissaire aux élections fédérales (BCEF) a été transféré d’Élections Canada au BDPP. Le commissaire aux élections fédérales et le directeur des poursuites pénales exercent leurs obligations légales en toute indépendance l’un de l’autre, tout en travaillant dans la même organisation.
Le BDPP a deux responsabilités essentielles. La première consiste à poursuivre les infractions criminelles et les infractions réglementaires prévues par des lois fédérales d’une manière indépendante, impartiale et juste. Selon son mandat, le BDPP :
- fournit des conseils juridiques aux organismes d’enquête et aux ministères fédéraux sur les incidences, en droit pénal, des enquêtes et des poursuites;
- engage et mène les poursuites fédérales;
- intervient dans les affaires qui soulèvent des questions d’intérêt public susceptibles d’affecter le bon déroulement des poursuites ainsi que des enquêtes qui s’y rattachent.
La deuxième responsabilité essentielle vise le travail du BCEF. Elle prévoit que des activités veillant à l’observation et le contrôle d’application aux termes de la Loi électorale du Canada et de la Loi référendaire sont menées par le Bureau du commissaire aux élections fédérales de manière juste, impartiale et indépendante. Les activités liées à ce mandat comprennent :
- le recours à des mesures correctives non punitives et informelles pour certaines situations de non-conformité et le recours à des mesures formelles pour d’autres situations telles que des transactions, des injonctions et des demandes de radiation judiciaire d’un parti politique enregistré;
- le recours à des mesures d’exécution pour des situations de non-conformité, y compris de décider quelles affaires seront renvoyées au BDPP pour des poursuites éventuelles, et quels chefs d’accusation seront recommandés.
Les services internes sont des groupes d’activités et de ressources qui sont gérés de façon à répondre aux besoins des programmes et des autres obligations générales d’une organisation.
B. Méthode de présentation du rapport
La direction a produit le présent rapport trimestriel en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui accompagne ce rapport inclut les autorisations de dépenser du BDPP accordées par le Parlement et utilisées par le BDPP, de manière cohérente avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses. Ce rapport trimestriel repose sur un référentiel à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard des autorisations de dépenser.
Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les approbations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois sous forme de pouvoirs législatifs de dépenser à des fins déterminées.
Quand le Parlement est dissous pour la tenue d’une élection générale, l’article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise le gouverneur général, sous certaines conditions, à lancer un mandat spécial autorisant le gouvernement à retirer des fonds du Trésor. Un mandat spécial est considéré comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel il a été établi.
Le BDPP utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation de ses états financiers annuels, qui font partie du processus de rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les pouvoirs de dépenser votés par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.
C. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs
1. Autorisations de dépenser
À la fin du premier trimestre de 2018-2019, le BDPP disposait d’un financement total disponible de 181,5 millions de dollars, comme le montrent le diagramme 1 et l’annexe A. Ce montant correspond au budget des dépenses pour 2018-2019. De façon globale, les autorisations totales du BDPP pour 2018-2019 sont similaires par rapport au budget principal des dépenses de 181,4 millions de dollars de l’exercice précédent, mais la répartition des fonds diffère de la façon suivante : la diminution du financement pour les services professionnels (recouvrement des amendes fédérales en souffrance) est compensée par une hausse des dépenses salariales (conventions collectives), et une hausse des dépenses en réparation et entretien pour les projets immobiliers.
2. Dépenses pour le trimestre terminé le 30 juin 2018
Au cours du premier trimestre de 2018-2019, le BDPP a dépensé 47,9 millions de dollars comparativement à 42,7 millions de dollars à la même période en 2017-2018, comme le montre l’annexe B. La hausse de 5,2 millions de dollars (ou 12%) est principalement attribuable à une hausse des dépenses salariales, et une hausse des dépenses liées aux services professionnels, en raison du moment où les paiements ont été traités, jumelées à une collecte plus lente des revenus comparativement à l'année précédente en raison du moment de la facturation.
3. Cumul annuel des autorisations et dépenses au 30 juin 2018
À la fin de juin 2018, le BDPP avait dépensé 47,9 millions de dollars (ou 26%) de ses autorisations totales de 181,5 millions de dollars, comme le montre l’annexe B. À la même date l’année précédente, le BDPP avait dépensé 24% de ses autorisations totales.

description textuelle
Le diagramme montre le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes du BDPP et des dépenses budgétaires nettes au 30 juin pour les exercices 2018-2019 et 2017-2018. Il montre également les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses pour la même période.
Au 30 juin 2018, les autorisations budgétaires nettes ont totalisé 181.5 millions de dollars et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé 47.9 millions de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé respectivement 181.4 millions de dollars et 42.7 millions de dollars.
Au 30 juin 2018, les autorisations de crédit net ont totalisé 22.7 millions de dollars et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé 0 dollar. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé respectivement 22.7 millions de dollars et 1.7 millions de dollars.
Au 30 juin 2018, les autorisations budgétaires totales, composées des autorisations budgétaires nettes et des autorisations de crédit net étaient de 204.2 millions de dollars, tandis que les dépenses budgétaires totales, composées des dépenses budgétaires nettes et des revenues affectés aux dépenses étaient de 47.9 millions de dollars. À la même période de l'exercice financier précédent, les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales étaient respectivement de 204.2 millions de dollars et de 44.4 millions de dollars.
D. Risques et incertitudes
Les principaux risques organisationnels du BDPP sont établis et évalués dans le cadre de la mise à jour annuelle du Profil de risque organisationnel. Cette année, un certain nombre de ces risques pourraient avoir des répercussions financières s’ils se concrétisaient. Des stratégies ont été mises en place pour les atténuer.
Le SPPC ne détermine pas le nombre ni le type de dossiers qui lui sont renvoyés aux fins de poursuite; il ne contrôle pas non plus tous les leviers du système de justice pénale. Cette réalité a contribué au risque que les fonds de l’organisation soient insuffisants pour respecter ses obligations en ce qui a trait aux poursuites. Afin d’atténuer ce risque, le SPPC a continué de surveiller ses pratiques opérationnelles et de collaborer avec les organismes d’enquête pour assurer la gestion efficace et rentable des ressources grâce à des mesures de répartition du travail et de planification des ressources. Après la fin de l’exercice 2017-2018, le SPPC a renforcé cette stratégie en mettant en œuvre des mesures et des contrôles financiers supplémentaires, notamment en augmentant la fréquence des activités de surveillance et en entamant de nouvelles discussions avec les organismes centraux en vue d’explorer la possibilité d’accroître les fonds disponibles conformément au mandat du SPPC.
Les pressions financières exercées par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) découlant des réinstallations ou des rénovations obligatoires, ainsi que de la mise en œuvre de l’initiative Milieu de travail 2.0, ont une incidence importante sur le budget du BDPP. Le BDPP a élaboré un Plan immobilier stratégique allant de 2017 à 2021, qu’il revoit continuellement pour veiller à ce que les fonds soient attribués en fonction de l’urgence des projets.
E. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes
Aucun changement important n’a été signalé durant le premier trimestre de l’exercice 2018-2019.
Approbation des cadres supérieurs
Approuvé par :
________________________
Kathleen Roussel
Directrice des poursuites pénales et sous-procureure générale du Canada
Ottawa, Canada
________________________
Date
_______________________
Mélanie Lamoureux, CPA, CMA
Dirigeante principale des finances par intérim
Annexe A
| Exercice 2018-2019 | Exercice 2017-2018 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers de dollars) | Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2019Note de tableau * |
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 30 juin 2018 |
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2018 |
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 30 juin 2017 |
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | |
| Crédit 1 – Dépenses cumulatives de fonctionnement | 162 191 | 42 938 | 42 938 | 161 657 | 37 805 | 37 805 | |
| Autorisations législatives budgétaires : | |||||||
Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés |
17 928 | 4 482 | 4 482 | 18 216 | 4 554 | 4 554 | |
Dépenses électorales |
1 363 | 503 | 503 | 1 554 | 379 | 379 | |
| Autorisations législatives budgétaires totales | 19 291 | 4 985 | 4 985 | 19 770 | 4 933 | 4 933 | |
| Autorisations budgétaires totales | 181 482 | 47 923 | 47 923 | 181 427 | 42 738 | 42 738 | |
| Autorisations non budgétaires | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Autorisations totales | 181 482 | 47 923 | 47 923 | 181 427 | 42 738 | 42 738 | |
Notes de tableau
- Note de tableau *
-
N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.
Annexe B
| Exercice 2018-2019 | Exercice 2017-2018 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers de dollars) | Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2019 |
Dépensées au cours du trimestre terminé le 30 juin 2018 |
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2018 |
Dépensées au cours du trimestre terminé le 30 juin 2017 |
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | |
| Dépenses : | |||||||
| Personnel | 136 311 | 31 807 | 31 807 | 134 739 | 29 382 | 29 382 | |
| Transports et communications | 6 659 | 1 093 | 1 093 | 6 983 | 1 025 | 1 025 | |
| Information | 554 | 85 | 85 | 511 | 94 | 94 | |
| Services professionnels, spéciaux et autres | 49 296 | 13 635 | 13 635 | 53 408 | 12 360 | 12 360 | |
| Location | 1 623 | 174 | 174 | 2 127 | 298 | 298 | |
| Réparation et entretien | 5 342 | 179 | 179 | 1 685 | 50 | 50 | |
| Services publics, fournitures et approvisionnements | 1 329 | 295 | 295 | 1 392 | 297 | 297 | |
| Acquisition de matériel et d’outillage | 518 | 112 | 112 | 632 | 62 | 62 | |
| Autres subventions et paiements | 2 592 | 543 | 543 | 2 692 | 853 | 853 | |
| Dépenses budgétaires brutes totales | 204 224 | 47 923 | 47 923 | 204 169 | 44 421 | 44 421 | |
| Moins les revenus affectés aux dépenses : | |||||||
| Services juridiques | (22 742) | 0 | 0 | (22 742) | (1 683) | (1 683) | |
| Dépenses budgétaires nettes totales | 181 482 | 47 923 | 47 923 | 181 427 | 42 738 | 42 738 | |
- Date de modification :