Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2017

Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

A. Introduction

Le présent rapport trimestriel a été rédigé par la direction, comme le prévoit l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il n’a pas fait l’objet d’une vérification externe ni d’un examen, et on doit le lire en parallèle avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses.

Le Bureau du directeur des poursuites pénales (BDPP) a été créé le 12 décembre 2006 avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le directeur des poursuites pénales. Le BDPP est un service indépendant de poursuites ayant pour mandat d’intenter des poursuites pour des infractions qui relèvent de la compétence du procureur général du Canada.

Le 1er octobre 2014, conformément à des modifications à la Loi électorale du Canada, le Bureau du commissaire aux élections fédérales (BCEF) a été transféré d’Élections Canada au BDPP. Le commissaire aux élections fédérales et le directeur des poursuites pénales exercent leurs obligations légales en toute indépendance l’un de l’autre, tout en travaillant dans la même organisation.

Le répertoire des programmes du BDPP comprend deux résultats stratégiques, en plus des services internes. Le premier consiste à poursuivre les infractions criminelles et les infractions réglementaires prévues par des lois fédérales d’une manière indépendante, impartiale et juste. Selon son mandat, le BDPP :

Le deuxième résultat stratégique vise le travail du BCEF. Il prévoit que les activités de conformité et d’application aux termes de la Loi électorale du Canada et de la Loi référendaire sont menées par le Bureau du commissaire aux élections fédérales de manière juste, impartiale et indépendante. Les activités liées à ce mandat comprennent :

Les services internes sont des groupes d’activités et de ressources qui sont gérés de façon à répondre aux besoins des programmes et des autres obligations générales d’une organisation.

B. Méthode de présentation du rapport

La direction a produit le présent rapport trimestriel en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui accompagne ce rapport inclut les autorisations de dépenser du BDPP accordées par le Parlement et utilisées par le BDPP, de manière cohérente avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses. Ce rapport trimestriel repose sur un référentiel à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les approbations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois sous forme de pouvoirs législatifs de dépenser à des fins déterminées.

Quand le Parlement est dissous pour la tenue d’une élection générale, l’article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise le gouverneur général, sous certaines conditions, à lancer un mandat spécial autorisant le gouvernement à retirer des fonds du Trésor. Un mandat spécial est considéré comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel il a été établi.

Le BDPP utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation de ses états financiers annuels, qui font partie du processus de rapport ministériel sur le rendement. Toutefois, les pouvoirs de dépenser votés par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

C. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

1. Autorisations de dépenser

À la fin du troisième trimestre de 2017-2018, le BDPP disposait d’un financement total disponible de 191,7 millions de dollars, comme le montrent le diagramme 1 et l’annexe A. Ce montant correspond au budget des dépenses pour 2017-2018, le solde reporté des dernières années, et les conventions collectives reçues. La diminution de 3 millions de dollars (ou 2 %) comparativement au total des autorisations de dépenser à la même date lors de l’exercice 2016-2017 (194,7 millions de dollars) s’explique principalement par la diminution du financement pour les services professionnels (recouvrement des amendes fédérales en souffrance), ainsi que par la diminution des dépenses prévues pour le personnel (régime des avantages sociaux des employés).

2. Dépenses pour le trimestre terminé le 31 décembre 2017

Au cours du troisième trimestre de 2017-2018, le BDPP a dépensé 44,3 millions de dollars comparativement à 38,9 millions de dollars à la même période en 2016-2017, comme le montre l’annexe B. La hausse de 5,4 millions de dollars (ou 14 %) est principalement attribuable à une hausse des dépenses liées aux services professionnels, en raison du moment où les paiements ont été traités, jumelés à une collecte plus lente des revenus comparativement à l'année dernière.

3. Cumul annuel des autorisations et dépenses au 31 décembre 2017

À la fin de décembre 2017, le BDPP avait dépensé 135 millions de dollars (ou 70%) de ses autorisations totales de 191,7 millions de dollars, comme le montre l’annexe B. À la même date l’année précédente, le BDPP avait dépensé 61% de ses autorisations totales.

Diagramme 1 : Comparaison des autorisations et des dépenses budgétaires au 31 décembre 2017 et au 31 décembre 2016 (en milliers de dollars)

Diagramme 1: Cumul annuel des autorisations et dépenses au 31 décembre 2017 et au 31 décembre 2016 (en milliers de dollars)

Description textuelle

Le diagramme montre le cumul annuel des autorisations budgétaires nettes du BDPP et des dépenses budgétaires nettes au 31 décembre pour les exercices 2017-2018 et 2016-2017. Il montre également les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses pour la même période.

Au 31 décembre 2017, les autorisations budgétaires nettes ont totalisé 191,7 millions de dollars et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé 135 millions de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes et les dépenses budgétaires nettes ont totalisé respectivement 194,7 millions de dollars et 119,5 millions de dollars.

Au 31 décembre 2017, les autorisations de crédit net ont totalisé 22,7 millions de dollars et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé 8,9 millions de dollars. À la même période de l’exercice financier précédent, les autorisations de crédit net et les revenus affectés aux dépenses ont totalisé respectivement 22,7 millions de dollars et 13,4 millions de dollars.

Au 31 décembre 2017, les autorisations budgétaires totales, composées des autorisations budgétaires nettes et des autorisations de crédit net étaient de 214,4 millions de dollars, tandis que les dépenses budgétaires totales, composées des dépenses budgétaires nettes et des revenues affectés aux dépenses étaient de 143,9 millions de dollars. À la même période de l'exercice financier précédent, les autorisations budgétaires totales et les dépenses budgétaires totales étaient respectivement de 217.4 millions de dollars et de 132,9 millions de dollars.

D. Risques et incertitudes

Les principaux risques organisationnels du BDPP sont établis et évalués dans le cadre de la mise à jour annuelle du Profil de risque organisationnel. Cette année, un certain nombre de ces risques pourraient avoir des répercussions financières s’ils se concrétisaient. Des stratégies ont été mises en place pour les atténuer.

Les pressions financières exercées par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) découlant des réinstallations ou des rénovations obligatoires, ainsi que de la mise en œuvre de l’initiative Milieu de travail 2.0, ont une incidence importante sur le budget du BDPP. Le BDPP a élaboré un Plan immobilier stratégique allant de 2017 à 2021, qu’il revoit continuellement pour veiller à ce que les fonds soient attribués en fonction de l’urgence des projets.

E. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Aucun changement important n’a été signalé durant le troisième trimestre de l’exercice 2017-2018.

Approbation des cadres supérieurs

Approuvé par :



________________________
Kathleen Roussel
Directrice des poursuites pénales et sous-procureure générale du Canada


Ottawa, Canada


________________________
Date



_______________________
Mélanie Lamoureux, CPA, CMA
Dirigeante principale des finances par intérim

Annexe A

État des autorisations (non audité)
  Exercice 2017-2018   Exercice 2016-2017
(en milliers de dollars) Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le
31 mars 2018Note de tableau *
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le
31 décembre 2017
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre    Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le
31 mars 2017
Crédits utilisés pour le trimestre terminé le
31 décembre 2016
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre 
Crédit 1 – Dépenses cumulatives de fonctionnement 171 883 38 848 119 222   172 823 33 124 102 574
Autorisations législatives budgétaires :
Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés
18 216 4 554 13 662   19 882 4 971 14 912
Dépenses électorales
1 554 916 2 136   1 992 783 2 043
Autorisations législatives budgétaires totales 19 770 5 470 15 798   21 874 5 754 16 955
Autorisations budgétaires totales 191 653 44 318 135 020   194 697 38 878 119 529
Autorisations non budgétaires 0  0  0   0 0 0
Autorisations totales 191 653 44 318 135 020   194 697 38 878 119 529

Notes de tableau

Note de tableau *

N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

Retour à la référence de la note de tableau *

Annexe B

Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non audité) :

  Exercice 2017-2018   Exercice 2016-2017
(en milliers de dollars) Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le
31 mars 2018
Dépensées au cours du trimestre terminé le
31 décembre 2017
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre    Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le
31 mars 2017
Dépensées au cours du trimestre terminé le
31 décembre 2016
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre 
Dépenses :
Personnel 136 204 30 534 94 728   136 494 31 250 93 358
Transports et communications 7 864 1 472 4 026   7 255 1 715 4 054
Information 576 153 377   624 172 411
Services professionnels, spéciaux et autres 60 147 15 236 41 347   62 464 10 325 29 888
Location 2 395 636 1 425   1 670 712  1 459 
Réparation et entretien 1 898 310 395   2 032 379 474
Services publics, fournitures et approvisionnements 1 568 368 931   1 903 349 929 
Acquisition de matériel et d’outillage 712 233 530   1 013 156 622
Autres subventions et paiements 3 031 ( 843) 137   3 984 (518) 1 707 
Dépenses budgétaires brutes totales 214 395 48 099 143 896   217 439 44 540 132 902
Moins les revenus affectés aux dépenses :
Services juridiques (22 742) (3 781) (8 876)   (22 742) (5 662) (13 373)
Dépenses budgétaires nettes totales 191 653 44 318 135 020   194 697 38 878 119 529
Date de modification :