Fiche d'information : Récompenses nationales des poursuivants 2021
Le prix Loyauté envers l’idéal de justice
Me Annick Murphy a récemment pris sa retraite après plus de 40 ans de service public au sein du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec. En 1983, elle est affectée aux affaires de la jeunesse, où elle a fait preuve d’une grande sensibilité et d’un profond engagement à l’égard de l’objectif de réhabilitation chez les jeunes confrontés au système de justice pénale. Elle est nommée procureure en chef adjointe au Bureau de la jeunesse à Montréal (Québec) en 2003, puis procureure en chef de ce même bureau en 2007. À ce titre, elle a joué un rôle déterminant dans la modernisation de l’infrastructure informatique du DPCP pour mieux répondre aux obligations énoncées dans la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents de 2003.
Elle est nommée procureure en chef du Bureau des affaires de la jeunesse pour l’ensemble du Québec en 2012. Elle a été l’architecte de la création d’un bureau de la jeunesse à gouvernance unifiée au sein du DPCP, dans le but d’assurer la présence de procureurs spécialisés et dédiés partout au Québec, de même qu’un meilleur traitement des dossiers en cohérence avec le modèle québécois d’intervention. Le 1er février 2012, ses efforts ont mené à la création officielle du Bureau de la jeunesse, maintenant appelé Bureau des affaires de la jeunesse.
Elle a été nommée directrice adjointe du DPCP en 2012, directrice intérimaire en 2014, puis directrice en titre en 2015. Elle est la première femme à accéder à ce poste, qu’elle a occupé jusqu’à sa retraite en février 2021. L’une de ses plus importantes réalisations dans cette fonction a été les changements qu’elle a apportés aux communications avec le public, en instaurant notamment une politique consistant à expliquer publiquement à la population les motifs derrière certaines décisions de ne pas porter d’accusations pour aider cette dernière à comprendre les décisions des procureurs et susciter leur confiance dans l’institution du DPCP. Elle a conduit une vaste révision de l’ensemble des directives du DPCP afin, notamment, de réduire les délais judiciaires, de favoriser l’autonomie décisionnelle des procureurs et d’améliorer l’accompagnement et le soutien offert aux victimes d’actes criminels. En outre, elle a fait la promotion auprès des procureurs de la contribution du DPCP au développement social en s’attaquant, par le biais de mesures de rechange, aux causes mêmes de la criminalité, notamment l’utilisation de substances, l’itinérance, la santé mentale et la pauvreté, tout en favorisant la réhabilitation des délinquants dans une vision à long terme en matière de sécurité publique.
Le prix Engagement humanitaire
Trevor Shaw a commencé sa carrière de procureur en 1995, au ministère du Procureur général de l’Ontario à Toronto. En 2006, il a quitté l’Ontario pour aller rejoindre le British Columbia Prosecution Service, où il est devenu finalement directeur du Bureau des appels criminels et des poursuites spéciales pour la province, en 2013.
Depuis 2009, il travaille régulièrement, dans le cadre de formations en plaidoirie, comme consultant auprès de juges et de procureurs d’Amérique centrale par le biais de la Justice Education Society (JES). En 2015, il a élaboré des modules de formation pour la JES sur la gestion des affaires majeures et les enquêtes et poursuites en matière de violence domestique, de féminicide et de violence basée sur le sexe au El Salvador, au Honduras et au Guatemala. En 2019 et 2020, il a contribué à préparer la participation d’experts canadiens à des évaluations et à des formations au Panama et en Guyane afin d’améliorer les enquêtes sur les crimes basés sur le sexe, les techniques d’interrogation, les procédures pénales et la plaidoirie, mais aussi l’accès à la justice par des populations autochtones.
En 2011, il a travaillé comme consultant au sein du Bureau des Affaires juridiques d’Interpol, où il a coordonné le lancement d’un projet pilote de transmission électronique des documents relatifs aux extraditions. Il est en outre membre de la faculté du Programme national de droit pénal de la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada depuis 2015.
Le prix de la Prestation remarquable lors d’une poursuite
L’équipe du Nova Scotia Public Prosecution Service (PPS) de la Nouvelle-Écosse, composée de Christine Driscoll, Rick Woodburn et Sean McCarroll, a fait preuve de dévouement et d’engagement remarquables au cours des nombreux procès de la poursuite contre James Melvin et du long processus menant à la désignation de délinquant dangereux. Arrêté pour le meurtre de Terry Marriott Jr. en 2015, Melvin a aussi été accusé de complot en vue de commettre un meurtre et de tentative de meurtre. Acquitté de meurtre en juin 2017, il a été coupable, cette même année, de complot et de tentative de meurtre. L’équipe a ensuite entamé la demande de désignation comme délinquant dangereux, laquelle a dû être reportée de la mi-2020 en janvier 2021 due à la COVID. Il fait présentement appel de sa condamnation pour complot en vue de commettre un meurtre et tentative de meurtre.
Christine Driscoll est procureure principale de la Couronne au PPS de la Nouvelle-Écosse depuis plus de 20 ans.
Rick Woodburn est procureur principal de la Couronne au PPS de la Nouvelle-Écosse. Il y travaille depuis 20 ans.
Sean McCarroll est procureur principal de la Couronne au PPS de la Nouvelle-Écosse, où il travaille depuis près de 10 ans.
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RENSEIGNEMENTS :
Robert P. Doyle
Secrétaire, Comité FPT des Chefs des poursuites pénales
613-952-0267
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